Le Budget 2026-2027 prévoit several mesures en faveur de l’éducation pré-primaire, notamment le remboursement des frais de taxi pour les enfants en situation de handicap fréquentant des écoles pré-primaires enregistrées, la création d’unités spécialisées d’intervention précoce pour les enfants âgés de 3 à 5 ans, ainsi qu’un investissement de Rs 824 millions destiné à l’amélioration des infrastructures et des équipements éducatifs, du pré-primaire jusqu’au tertiaire.
Toutefois, si ces mesures sont accueillies favorablement, plusieurs acteurs du secteur estiment que le budget ne répond pas aux difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées les écoles pré-primaires, notamment en matière de gestion et de financement de leurs opérations.
Pour François Delcy, manager de l’école Pailles-en-Queue PPS, l’absence de mesures concernant la prise en charge des loyers constitue une grande déception. Selon lui, certaines écoles pourraient être contraintes de revoir leur modèle de financement, voire de réintroduire certains frais à la charge des parents.
Même constat du côté de Maheema Tengry Segobind, assistante secrétaire de la GIA PPS Management Association. Cette dernière déplore l’absence de clarifications concernant les coûts opérationnels et estime que plusieurs gestionnaires d’écoles demeurent dans l’incertitude quant à leur situation financière pour les mois à venir.
Face à ce qu’elle considère comme un manque de communication de la part des autorités concernées, l’association affirme être toujours dans l’attente de réponses concrètes. À défaut de clarifications rapides, elle n’exclut pas de se tourner vers la justice afin de défendre les intérêts des écoles pré-primaires concernées.
Les responsables du secteur espèrent désormais une intervention rapide du ministère de l’Éducation afin d’éviter que cette incertitude ne perturbe davantage le fonctionnement des établissements.