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Shane: Le 23/06/2026 à 16:08 | MAJ à 23/06/2026 à 16:09
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Publié : Le 23/06/2026 à 16:08 | MAJ à 23/06/2026 à 16:09
Par : La Redaction

Alors que Maurice connaît une hausse préoccupante des cas de VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST), l’organisation PILS (Prévention, Information et Lutte contre le Sida) exprime ses inquiétudes après une analyse du Budget 2026/2027.

L’ONG estime que les orientations budgétaires révèlent un déséquilibre entre les moyens consacrés à la répression et ceux destinés à la prévention et à la santé publique. Malgré la volonté affichée du gouvernement d’adopter une approche sociale dans la lutte contre la drogue, PILS considère que les allocations restent largement axées sur les dispositifs de contrôle et de répression.

Selon PILS, la santé publique doit être considérée comme un « bien commun essentiel » et non comme une simple dépense budgétaire. PILS déplore notamment que le financement de la réponse multisectorielle au VIH reste limité à Rs 18 millions, alors que les crédits pour les consommables médicaux et le petit équipement diminuent de Rs 32 millions.

En parallèle, le Budget prévoit Rs 14,2 milliards pour le maintien de l’ordre, dont Rs 593,5 millions destinées à des structures liées aux mécanismes répressifs, notamment l’ADSU et les services médico-légaux. Pour PILS, cette répartition traduit un manque de cohérence face aux enjeux sanitaires actuels.

L’ONG regrette également l’absence de précisions sur les financements dédiés aux stratégies de réduction des risques, comme les programmes de méthadone, l’échange de seringues ou le dépistage communautaire. Elle réclame davantage de transparence sur l’utilisation des Rs 294,5 millions prévues dans le cadre du National Drug Control Master Plan pour le volet « santé et bien-être ».

Autre inquiétude majeure : le retrait annoncé du Fonds mondial à partir du 31 décembre 2026. PILS craint que cette situation fragilise les programmes destinés aux populations clés, fortement dépendants des financements internationaux.

Avant la fin des débats budgétaires, l’organisation demande la mise en place d’une transition sanitaire sécurisée, avec plus de transparence budgétaire, une coordination entre les ministères concernés et le financement des postes essentiels au sein de l’Unité SIDA.

Pour PILS, la lutte contre le VIH nécessite une vision à long terme. L’ONG appelle ainsi le gouvernement à renforcer la prévention et l’accès aux soins afin de préserver la santé publique, qu’elle considère comme une ressource essentielle du pays.