La Chagos Archipelago Marine Protected Area (CAMPA) constitue un écosystème unique que Maurice entend préserver. À Port-Louis, un atelier de travail de trois jours a débuté mardi 31 mars, réunissant autorités, experts internationaux et représentants de la communauté chagossienne. L’objectif : poser les bases concrètes de la future zone marine protégée de l’archipel.
Durant ces trois jours, la loi encadrant la CAMPA doit être définie. Cette étape intervient alors que l’accord signé entre Maurice et le Royaume-Uni attend sa validation finale à Londres. Elle est jugée cruciale, à la fois pour protéger cet espace exceptionnel et préparer le relogement des Chagossiens sur leurs îles.
Baptisée CAMPA, la zone protégée a pour objectif de sauvegarder la biodiversité marine, des récifs coralliens aux oiseaux marins, en passant par les tortues et les requins, tous menacés par la pêche illégale, le changement climatique et la pollution. La professeure Heather Kalderwey, s’appuyant sur ses recherches scientifiques, a rappelé l’importance de protéger cet écosystème unique, soulignant que sa préservation est cruciale pour de nombreuses espèces déjà sous pression ailleurs.
Des discussions sont également menées avec les Chagossiens, considérés comme des partenaires stratégiques. Olivier Bancoult, leader du Groupe Réfugiés Chagos, a insisté sur l’importance d’intégrer la communauté chagossienne dans toutes les étapes de la planification, afin qu’elle devienne un acteur clé de la protection de son environnement.
Enfin, le haut-commissaire du Royaume-Uni à Maurice, Paul Brummell, a réaffirmé l’engagement des deux pays à travailler de concert pour assurer une gouvernance efficace et durable de l’archipel.