Aller au contenu principal
Accueil
Fab: Le 17/09/2026 à 11:17 | MAJ à 17/09/2026 à 11:30
Main picture
Publié : Le 17/09/2026 à 11:17 | MAJ à 17/09/2026 à 11:30

Une courte exposition au THC (tétrahydrocannabinol) pourrait-elle laisser une empreinte durable sur certaines cellules du cancer du sein ? C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée le 22 août 2026 dans la revue scientifique Communications Biology.

Les chercheurs ont observé qu’une faible dose de tétrahydrocannabinol, l’un des principaux composés du cannabis, administrée pendant une courte période, pouvait modifier durablement le comportement de cellules cancéreuses dans des modèles expérimentaux.

Les résultats sont particulièrement intéressants : après cette exposition, les cellules étudiées se sont montrées moins invasives, avec une capacité réduite à s’auto-renouveler et à initier des tumeurs. Les chercheurs ont également constaté une meilleure sensibilité au tamoxifène, un médicament couramment utilisé contre certains cancers du sein.

Au cœur de ces observations se trouve le récepteur cannabinoïde CB2. Son activation temporaire semble pousser les cellules cancéreuses vers un état plus stable et moins agressif, avec des effets qui persistent même après l’arrêt de l’exposition.

Mais prudence : il ne s’agit pas d’un nouveau traitement contre le cancer du sein. Ces résultats sont précliniques, obtenus notamment à partir de modèles expérimentaux et d’études chez la souris. Ils ne démontrent donc pas que fumer ou consommer du cannabis permet de prévenir ou de traiter un cancer.

Cette découverte ouvre néanmoins une nouvelle piste de recherche : comprendre comment une modulation temporaire du système cannabinoïde pourrait influencer durablement certaines caractéristiques des cellules tumorales.

Une piste prometteuse sur le plan scientifique, mais qui devra désormais être confirmée par d’autres recherches avant toute éventuelle application chez l’être humain.