Dans un contexte où Maurice fait face à une dépendance persistante aux importations alimentaires, à la variabilité climatique et à l’urgence de moderniser son modèle agricole, ce projet pilote s’inscrit comme une réponse structurée. Il ambitionne de poser les bases d’un modèle reproductible, capable de renforcer la résilience alimentaire et l’autonomie.
Un nouveau projet de solutions agricoles fondées sur des approches durables a été officiellement lancé à Cap Malheureux, marquant une initiative conjointe entre le ministère de l’Égalité des genres, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère de l’Agro-industrie.
Dès le lancement, l’objectif affiché est clair : transformer les espaces de vie en institutions de protection en véritables lieux d’apprentissage et d’autonomisation. Pour la ministre de l’Égalité des genres, Arianne Navarre-Marie, ce projet dépasse largement la simple dimension agricole. Il s’agit de créer un environnement structurant pour les enfants vivant en institution, en favorisant leur développement global, leur autonomie et leur bien-être.
Dans la continuité, le ministre de l’Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell, a replacé le projet dans une vision plus large de transformation du secteur agricole. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer la transition vers une agriculture moderne, fondée sur l’innovation, la durabilité et des pratiques intelligentes face au climat.
La dimension internationale du projet a également été mise en avant par la représentante des Nations unies, Lisa Singh, qui a souligné l’importance des solutions locales adaptées aux enjeux climatiques.