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Yudhisen Mardaymootoo: Le 26/03/2026 à 20:39 | MAJ à 26/03/2026 à 20:41
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Publié : Le 26/03/2026 à 20:39 | MAJ à 26/03/2026 à 20:41
Par : La Redaction

À Cape Town, la crise du logement, longtemps vécue par les populations pauvres, touche désormais la classe moyenne. Les prix de l’immobilier ont augmenté de 31 % en cinq ans et les loyers de 5 à 7 %, tandis que plus de 400 000 personnes restent sur liste d’attente pour un logement social.

Cette situation alimente les critiques envers les plateformes de location courte durée, comme Airbnb, accusées de faire grimper les prix et de réduire l’offre pour les résidents. Plus de 26 000 logements sont actuellement proposés sur Airbnb, dont 82 % de maisons entières. Certaines histoires, comme celle d'Alexandra Hayes, freelance de 31 ans devenue sans logement après que son bail a été annulé pour mettre sa maison sur Airbnb, ont suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux.

Les experts rappellent toutefois que le problème dépasse les locations touristiques : la ville manque de construction de logements abordables et souffre des inégalités spatiales héritées de l’apartheid. La municipalité a annoncé la construction de 12 000 logements abordables et l’instauration d’une taxe commerciale pour les locations de courte durée afin de freiner leur impact sur le marché résidentiel. Entre boom immobilier et héritage historique, Cape Town illustre les tensions croissantes entre croissance urbaine et accès équitable au logement.