Les autorités françaises assurent qu’aucune situation critique n’est constatée pour l’instant, malgré des tensions sur l’approvisionnement en carburant destiné au transport aérien. Le gouvernement n’écarte toutefois pas l’activation de ses réserves stratégiques en cas de perturbations sur les volumes de kérosène disponibles.
Selon la porte-parole de l’exécutif, les stocks nationaux couvrent environ une centaine de jours de consommation. Ils pourraient être mobilisés si des difficultés d’acheminement apparaissaient, et non en réponse à une hausse des prix, a-t-elle précisé.
Ces signaux interviennent dans un contexte international tendu, marqué par une forte dépendance de l’Europe — et encore davantage de l’Asie — aux importations de carburants raffinés en provenance du Moyen-Orient.
La situation est aggravée par les perturbations dans une zone maritime stratégique, le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement une part importante du pétrole mondial. Depuis l’intensification des tensions entre Washington et Téhéran, ce corridor énergétique est fortement désorganisé.
À Bruxelles, les responsables européens expriment leur inquiétude. Le commissaire européen chargé de l’énergie avertit d’un risque de déséquilibre rapide de l’approvisionnement, évoquant la possibilité de conséquences visibles dès cet été, notamment une hausse des tarifs aériens et des perturbations dans le trafic.