
Maurice est la seule économie africaine à se retrouver dans cette catégorie, aux côtés de puissances économiques telles que la Chine, le Canada ou encore la Corée du Sud.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte marqué par un durcissement des politiques commerciales.
Les États-Unis ont récemment relevé drastiquement leurs droits de douane pour corriger leurs déséquilibres extérieurs.
Début août 2025, le taux moyen effectif des droits de douane américains a atteint 18,6 %, son plus haut niveau depuis les années 1930, selon le Yale Budget Lab.
Cette hausse historique influence les flux commerciaux et pèse sur la croissance mondiale, que le FMI anticipe à seulement 3 % en 2025, contre 3,3 % en 2024 et 3,7 % avant la pandémie.
Pour mesurer la solidité des économies face à de tels chocs, CareEdge Global a élaboré une Global Trade Resilience Matrix, un outil qui classe 38 pays selon leur niveau de vulnérabilité et la robustesse de leurs amortisseurs macroéconomiques.
Quatre profils de résilience en ressortent, parmi lesquels une forte résilience commerciale… où Maurice est cité.
Dans ce classement, Maurice tire son épingle du jeu grâce à la solidité de ses fondamentaux économiques et à son rôle de centre financier international.
Toutefois, son fort degré d’ouverture commerciale – estimé à 105 % du PIB – constitue un facteur de vulnérabilité.
Le rapport souligne que Maurice, aux côtés de pays comme la Suède, les Pays-Bas ou la Corée du Sud, est soumis à un taux de droits de douane de 15 % dans le cadre des mesures protectionnistes américaines.
À titre de comparaison, la Chine fait face à 30 %, l’Inde et le Brésil à 50 %, le Canada à 35 % et le Mexique à 25 %, tandis que Singapour reste le moins exposé, avec seulement 10 %.