Shafick Osman, docteur en géopolitique et citoyen mauricien basé à Kampala, en Ouganda, a adressé ce vendredi 28 août 2026 un mémorandum au président de la République, Dharam Gokhool, au sujet des fonctions islamiques parrainées par l’État.
Le document, également transmis au Secrétariat de la Présidence et au Bureau du Premier ministre, fait suite à la cérémonie organisée le mercredi 26 août à la State House à l’occasion du Yaum-un-Nabi, également appelé Milad-un-Nabi.
Dans ce mémorandum, Shafick Osman remet en question le choix de cette célébration comme fonction officielle. Il estime que, dans une République démocratique et séculière, la représentation de l’État en matière religieuse devrait correspondre aux observances qu’il considère comme fondées sur les textes et les traditions reconnus de la foi concernée.
Sur le plan théologique, l’observateur politique soutient que la célébration de l’anniversaire du prophète Muhammad n’est pas prescrite par le Coran ni par les Hadiths et qu’elle n’aurait pas été observée par le Prophète et ses compagnons. Selon l’interprétation qu’il défend, cette pratique relève de la « Bid'ah », ou innovation religieuse. Cette position n’est toutefois pas unanimement partagée dans le monde musulman, où le Milad-un-Nabi fait l’objet de différentes interprétations et traditions.
Shafick Osman soulève également la question de la représentation institutionnelle. Il note qu’une fonction officielle a été organisée pour le Yaum-un-Nabi, alors qu’aucune cérémonie similaire n’est, selon lui, consacrée à l’Aïd-ul-Fitr et à l’Aïd-ul-Adha.
Il demande ainsi à la Présidence de privilégier ces deux fêtes dans toute reconnaissance officielle de l’islam.
À ce stade, aucune réaction officielle de la Présidence n’a été annoncée.