Benyamin Netanyahu apparaît sur la défensive alors qu’il tente de justifier sa décision auprès de l’opinion publique israélienne. Le Premier ministre explique avoir accepté un cessez-le-feu afin de « donner une chance » à une issue politique, à la demande de son allié américain Donald Trump. Mais derrière les discours sur des « résultats majeurs », l’image du dirigeant israélien semble fragilisée, selon notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.
Sous une pression croissante de Washington, le chef du gouvernement doit également faire face aux critiques de sa majorité de droite, qui accuse cette pause des combats de revenir à une forme de recul avant l’atteinte des objectifs militaires. Dans le nord du pays, le mécontentement reste palpable : de nombreux habitants estiment que les garanties sécuritaires promises ne suffisent pas, malgré la mise en place d’une zone tampon. Beaucoup continuent de vivre dans la crainte des drones et des tirs de roquettes du Hezbollah.
À la Knesset, l’opposition dénonce de son côté un accord imposé par des considérations étrangères plutôt que dicté par les impératifs de sécurité nationale. Entre les pressions américaines et une opinion publique divisée, Benyamin Netanyahu semble coincé dans une position délicate, alors que le Hezbollah, bien qu’affaibli, conserve encore une capacité d’action.
Dans un message vidéo, le Premier ministre est revenu sur la guerre menée contre le mouvement chiite soutenu par l’Iran, affirmant qu’elle a permis de repousser deux menaces majeures venant du Liban : celle d’infiltrations sur le territoire israélien et celle de tirs de missiles visant les localités du nord du pays.
Il a toutefois reconnu que le Hezbollah, bien que « fortement affaibli », n’est pas totalement neutralisé. « Nous n’avons pas encore terminé le travail », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif de son démantèlement « ne sera pas atteint immédiatement ».