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Sahil Jeemon: Le 16/07/2026 à 14:51 | MAJ à 16/07/2026 à 14:52
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Publié : Le 16/07/2026 à 14:51 | MAJ à 16/07/2026 à 14:52
Par : Dooshina Appigadu

La bataille judiciaire autour de l’avenir des îles Chagos se poursuit ce jeudi 16 juillet devant la Cour d’appel, où les avocats représentant les Chagossiens présentent leurs arguments. Cette audience intervient au lendemain des plaidoiries des représentants du gouvernement britannique, qui cherchent à faire annuler un précédent jugement favorable aux Chagossiens.

Le deuxième jour d’audience est consacré à la défense des droits des habitants originaires de l’archipel, tandis que le gouvernement conteste une décision leur reconnaissant la possibilité de retourner sur leurs terres.

Au cœur de cette procédure figure la question du droit au retour des habitants originaires de l’archipel, déplacés dans les années 1960 et 1970 afin de permettre l’implantation de la base militaire sur Diego Garcia.

Selon les représentants légaux des Chagossiens, cette affaire dépasse le simple cadre juridique et touche aux droits fondamentaux d’un peuple. « Les Chagossiens sont le peuple autochtone des Chagos. Ils souhaitent majoritairement pouvoir rentrer chez eux et estiment que leur avenir doit être décidé par les Chagossiens eux-mêmes », soutient leur équipe juridique devant la Cour.

Les avocats des Chagossiens invoquent également le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. « Si l’autodétermination est un droit reconnu à tous les peuples, elle doit également s’appliquer aux Chagossiens », plaident-ils.

De leur côté, les avocats du gouvernement britannique demandent à la Cour d’appel d’infirmer la décision rendue en première instance, estimant que celle-ci ne doit pas être maintenue.

La défense des Chagossiens est notamment assurée par Philip Rule KC et James Tumbridge, qui poursuivent leurs plaidoiries devant les juges.

L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir des Chagossiens et sur la reconnaissance de leur droit à retourner sur leur terre d’origine, plusieurs décennies après leur déplacement forcé.