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Keshinee: Le 11/03/2026 à 08:09 | MAJ à 11/03/2026 à 08:10
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Publié : Le 11/03/2026 à 08:09 | MAJ à 11/03/2026 à 08:10
Par : La Redaction

La Haute Cour de Londres a refusé, le mardi 10 mars 2026, d’accorder l’autorisation d’engager une procédure judiciaire contre l’accord conclu entre le Royaume-Uni et Maurice prévoyant la cession de souveraineté sur l’archipel des Chagos, où se trouve la base militaire américano-britannique de Diego Garcia.

Trois requérants, dont Bertrice Pompe, une ressortissante britannique née à Diego Garcia, avaient saisi la justice. Cette dernière avait déjà tenté, sans succès en mai dernier, de bloquer l’accord annoncé l’an passé par Londres, qui prévoit le transfert de la souveraineté de l’archipel de l’océan Indien à Maurice.

Selon les termes de cet accord, le Royaume-Uni conservera toutefois le contrôle de la base stratégique de Diego Garcia grâce à un bail de 99 ans, garantissant la poursuite des opérations militaires américaines sur l’île.

Le mois dernier, le président américain Donald Trump a qualifié cet accord de « grave erreur ». Il a également comparé défavorablement le Premier ministre britannique Keir Starmer à Winston Churchill, reprochant à Londres son soutien jugé limité aux frappes américaines contre l’Iran, notamment l’utilisation de la base de Diego Garcia. Donald Trump avait auparavant déclaré comprendre que cet accord constituait probablement « le meilleur compromis possible » pour Keir Starmer.

Le chef du gouvernement britannique a, pour sa part, défendu sa décision, affirmant avoir agi conformément au droit et dans « l’intérêt national ».

Les avocats de Bertrice Pompe, ainsi que ceux de Misley Mandarin et de son père Michel Mandarin — qui tentent d’établir une implantation sur l’une des îles de l’archipel — soutenaient que le Foreign Office britannique avait illégalement omis de consulter les Chagossiens avant de conclure l’accord.

Dans sa décision écrite, la juge Mary Stacey a reconnu « la longue et honteuse histoire du traitement réservé aux habitants des îles Chagos », rappelant leur expulsion forcée dans les années 1960 et 1970 pour permettre l’installation des infrastructures militaires.

La magistrate a toutefois estimé que la procédure engagée reprenait essentiellement des arguments déjà rejetés par les tribunaux anglais dans plusieurs litiges concernant l’archipel au cours des dernières décennies.

Néanmoins, les avocats des trois requérants ont annoncé leur intention de contester cette décision devant la Cour d’appel.