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Fab: Le 27/06/2026 à 08:37 | MAJ à 27/06/2026 à 08:38
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Publié : Le 27/06/2026 à 08:37 | MAJ à 27/06/2026 à 08:38

Pour l’Attorney General, le dossier des Chagos n’est plus une question de principe, mais de calendrier. Gavin Glover a rappelé au Parlement que l’accord signé avec le Royaume-Uni suit désormais son cours, malgré les lenteurs du processus britannique.

Le dossier des Chagos n’est plus une question de principe, mais de calendrier. C’est ce qu’a soutenu l’Attorney General, Gavin Glover, au Parlement, jeudi dernier, lors de son intervention sur l’Appropriation Bill 2026-2027. Il est revenu sur les principales étapes ayant mené à l’accord signé entre Maurice et le Royaume-Uni le 22 mai 2025.

Gavin Glover a d’abord rappelé que la Cour internationale de Justice avait rendu son avis consultatif le 25 février 2019. Quelques mois plus tard, soit le 22 mai 2019, l’Assemblée générale des Nations unies avait appelé le Royaume-Uni à compléter le processus de décolonisation dans un délai de six mois, soit au plus tard le 22 novembre 2019.

Selon l’Attorney General, le précédent gouvernement n’avait toutefois pas réussi à obtenir l’ouverture de négociations avant novembre 2022. Ces discussions, a-t-il souligné, n’avaient abouti qu’à un accord politique en octobre 2024, et non à un accord final prêt à être signé.

À l’arrivée du nouveau gouvernement, le dossier a été réexaminé. L’accord a finalement été signé le 22 mai 2025, soit six mois plus tard. Gavin Glover a cependant insisté sur le fait que, même signé plus tôt, le texte aurait dû suivre le même parcours législatif au Parlement britannique, une procédure échappant au contrôle de Maurice.

Il a aussi rappelé que les élus de la Chambre des communes avaient largement soutenu l’accord, les difficultés étant apparues à la Chambre des Lords. Pour lui, ce dossier exige patience et diplomatie, et non des actions précipitées.

Gavin Glover a également cité la position exprimée, le 24 juin 2026, par le British Attorney General, Lord Richard Hermer, selon laquelle le gouvernement britannique reste engagé envers l’accord avec Maurice et ramènera le projet de loi devant le Parlement « as soon as practicable ».

Pour l’Attorney General, la conclusion est claire : « La question n’est plus de savoir si, mais quand. »