Le dossier des Chagos connaît un nouveau rebondissement. Ce mercredi 9 septembre, Maurice et le Royaume-Uni renouent le dialogue autour du projet de traité qui doit notamment définir les modalités liées à l’avenir de l’archipel.
Cette nouvelle rencontre, confirmée par le Bureau de l’Attorney General, verra la participation de l’Attorney General Gavin Glover et de plusieurs représentants mauriciens, face à des responsables du Foreign, Commonwealth and Development Office britannique.
Cette reprise des échanges intervient après plusieurs mois marqués par des incertitudes autour de l’accord. Du côté britannique, la volonté de poursuivre les négociations reste affichée, avec une attention particulière portée à Diego Garcia et aux enjeux liés à la sécurité de la base.
À Westminster, lors de la reprise des travaux parlementaires, Uma Kumaran, Parliamentary Under-Secretary au Foreign, Commonwealth and Development Office, a confirmé que Londres entendait continuer à travailler avec Maurice et Washington sur ce dossier.
Elle a notamment rappelé que « le maintien du contrôle opérationnel à long terme et de la sécurité de la base demeure une priorité absolue » pour le gouvernement britannique.
Le rôle des États-Unis est également déterminant dans la suite du processus. Uma Kumaran affirme que « l’administration américaine a, à plusieurs reprises, soutenu cet accord », alors que sa ratification reste encore une étape à franchir.
Parallèlement, plusieurs voix au Royaume-Uni continuent de questionner la manière dont les Chagossiens sont associés au processus. Des organisations britanniques réclament notamment qu’ils occupent une place centrale dans les décisions concernant leur archipel.
Diego Garcia demeure également un point sensible des discussions, compte tenu de son importance stratégique. Les conséquences financières que pourrait représenter l’accord pour le Royaume-Uni figurent aussi parmi les sujets de préoccupation.
La rencontre prévue ce mercredi marque donc la reprise officielle des échanges entre les deux parties. Maurice et Londres devront désormais tenter de rapprocher leurs positions sur un dossier toujours sensible, avant les prochaines étapes vers une éventuelle ratification du traité.