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Shane: Le 09/06/2026 à 19:42 | MAJ à 09/06/2026 à 19:47
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Publié : Le 09/06/2026 à 19:42 | MAJ à 09/06/2026 à 19:47
Par : Dooshina Appigadu

Lalit, La Résistance Olive et la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) ont mené, le lundi 8 juin, une action symbolique devant le chantier de la nouvelle ambassade des États-Unis à Moka. L’objectif était de sensibiliser le public aux enjeux de souveraineté, de sécurité et de paix régionale liés à la présence militaire américaine dans l’océan Indien, notamment à Diego Garcia.

Cette mobilisation intervient après la décision du Conseil des ministres, annoncée le 29 mai, de poursuivre le processus menant à la signature d’un traité entre la police mauricienne et l’armée américaine.

Pour les organisations mobilisées, un tel accord pourrait constituer un précédent préoccupant. Elles estiment qu’il risquerait d’accroître l’influence de l’armée américaine dans des secteurs sensibles tels que la surveillance, la sécurité et la gestion des données, avec des conséquences potentielles sur la souveraineté nationale.

Cette action intervient également dans un contexte marqué par les débats entourant l’avenir des Chagos. Selon des informations rapportées par The Telegraph, le président américain Donald Trump envisagerait d’« acheter les îles Chagos » afin de garantir le maintien de la base militaire de Diego Garcia. Une éventualité vivement critiquée par Lalit, qui rappelle que l’archipel demeure au centre des revendications relatives à la décolonisation, au droit au retour des Chagossiens et à la souveraineté mauricienne.

Les organisations dénoncent également ce qu’elles considèrent comme une politique d’ingérence menée par les États-Unis et certains de leurs alliés. Elles estiment que les tensions géopolitiques internationales ont des répercussions économiques directes sur Maurice, notamment à travers la hausse des prix de l’énergie et l’augmentation du coût de la vie.

Dans leur déclaration, Lalit, La Résistance Olive et la CTSP demandent au gouvernement mauricien de prendre des mesures pour préserver la souveraineté et la sécurité du pays. Elles plaident notamment pour une prise de distance vis-à-vis de ce qu’elles qualifient de projets impérialistes et coloniaux dans la région.

« Notre avenir en dépend. La paix en dépend », affirment-elles.

Les organisations ont également interpellé les autorités sur la situation à Gaza. Elles demandent à Maurice de s’associer officiellement à la procédure engagée devant la Cour internationale de Justice contre Israël.

Enfin, elles appellent le gouvernement mauricien à promouvoir un mouvement international en faveur d’un embargo sur les ventes d’armes à Israël et à soutenir les initiatives visant à garantir l’accès de la population palestinienne aux biens et services essentiels.