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Shane: Le 17/09/2026 à 07:20 | MAJ à 17/09/2026 à 07:21
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Publié : Le 17/09/2026 à 07:20 | MAJ à 17/09/2026 à 07:21
Par : Dooshina Appigadu

Le dossier des Chagos connaît un nouveau rebondissement diplomatique. Alors que les Maldives souhaitent désormais ouvrir des discussions avec Londres sur la souveraineté de l’archipel, le Royaume-Uni réaffirme que cette question se traite avec Maurice. Port-Louis, de son côté, suit de près les initiatives de Malé à l’approche de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président maldivien Mohamed Muizzu a relancé le dossier le 8 septembre en écrivant au Premier ministre britannique Andy Burnham. Il demande l’ouverture de discussions officielles sur la souveraineté des Chagos et estime que les Maldives auraient dû être consultées avant l’accord conclu entre le Royaume-Uni et Maurice. Mohamed Muizzu invoque notamment des liens historiques entre son pays et l’archipel. En mars dernier, il avait déjà affirmé que les Maldives détenaient, selon lui, la revendication la plus légitime sur les Chagos.

Mais Londres maintient sa position. Le Foreign Office a réaffirmé que la question de la souveraineté sur les Chagos concerne le Royaume-Uni et Maurice, rappelant que c’est avec Port-Louis que les négociations avaient été ouvertes en 2022, et non avec Malé.

À Maurice, le gouvernement ne cache pas sa vigilance. Le Conseil des ministres a indiqué le 11 septembre qu’il surveillerait toute déclaration, communication diplomatique ou initiative officielle des Maldives concernant les Chagos lors de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Port-Louis affirme qu’il prendra, si nécessaire, les mesures appropriées pour préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République.

Cette nouvelle offensive maldivienne intervient alors que Maurice et le Royaume-Uni poursuivent leurs discussions autour du traité sur les Chagos et Diego Garcia. Une rencontre a notamment eu lieu le 10 septembre entre l’Attorney-General mauricien et des représentants britanniques. Londres confirme également poursuivre ses échanges avec Maurice et les États-Unis afin de trouver une voie pour faire avancer l’accord, qui reste à ratifier.