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Shane: Le 24/09/2026 à 08:03 | MAJ à 24/09/2026 à 08:06
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Publié : Le 24/09/2026 à 08:03 | MAJ à 24/09/2026 à 08:06
Par : Dooshina Appigadu

Le dossier des Chagos entre dans une nouvelle phase. Après les critiques de Donald Trump contre l’accord conclu entre Maurice et le Royaume-Uni, Washington devient plus que jamais un acteur déterminant dans les discussions autour de Diego Garcia.

Le président américain a qualifié l’accord de « terrible » lors de sa rencontre avec le Premier ministre britannique Andy Burnham, mardi à New York, affirmant clairement qu’il ne le soutenait pas dans sa forme actuelle. Londres reconnaît désormais que l’accord ne peut avancer sans le soutien des États-Unis.

Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, affirme que le gouvernement britannique doit poursuivre le travail avec l’administration Trump afin de parvenir à une formule acceptable pour les différentes parties. Les paiements prévus à Maurice sont, pour l’heure, suspendus.

Au centre de cette nouvelle équation : Diego Garcia. La base militaire américano-britannique constitue un élément stratégique majeur pour Londres comme pour Washington.

Avant même sa rencontre avec Donald Trump, Andy Burnham s’était entretenu avec le Premier ministre Navin Ramgoolam. Downing Street avait alors indiqué que le Royaume-Uni souhaitait travailler avec Maurice et les États-Unis sur une solution permettant de garantir le fonctionnement de la base tout en protégeant les intérêts britanniques en matière de sécurité nationale.

L’accord signé en 2025 prévoit le transfert de souveraineté de l’archipel à Maurice, tandis que le Royaume-Uni conserverait l’utilisation de Diego Garcia dans le cadre d’un bail de 99 ans.

Pour Maurice, Londres et Washington, une nouvelle séquence diplomatique s’ouvre donc. L’enjeu sera désormais de trouver un compromis permettant de concilier souveraineté, sécurité et avenir stratégique de Diego Garcia.