Le changement de gouvernement au Royaume-Uni ne semble pas remettre en cause l’accord avec Maurice sur les Chagos.
À la reprise des travaux parlementaires mardi, le nouveau gouvernement a réaffirmé son engagement envers l’accord. Uma Kumaran, Parliamentary Under-Secretary au Foreign, Commonwealth and Development Office, a également assuré que les États-Unis continuent de le soutenir.
Mais au Royaume-Uni, des voix demandent déjà sa révision. James Lunn, Chief Executive de Friends of the British Overseas Territories, appelle les députés travaillistes à réexaminer l’accord.
James Lunn estime que les Chagossiens doivent être placés « au cœur » des décisions concernant leur territoire et appelle à davantage de consultations avec la communauté chagossienne.
Dans sa lettre, il avance également la possibilité d’un autre scénario : permettre la réinstallation des Chagossiens sur certaines îles extérieures, tout en maintenant les arrangements de sécurité nécessaires autour de Diego Garcia.
Selon lui, la base militaire revêt une importance stratégique exceptionnelle pour le Royaume-Uni, les États-Unis et leurs alliés. Il estime donc qu’un transfert de souveraineté entraînerait des risques qui méritent d’être davantage examinés.
James Lunn soulève également la question du coût financier de l’accord pour le Royaume-Uni et demande aux parlementaires de s’interroger sur l’utilisation de fonds publics sur plusieurs décennies.
Pour Friends of the British Overseas Territories, le changement de Premier ministre constitue une occasion de revoir le dossier et d’envisager une nouvelle approche prenant en compte, selon l’organisation, les intérêts des Chagossiens, la sécurité de Diego Garcia et les intérêts stratégiques britanniques.