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Keshinee: Le 13/04/2026 à 11:40 | MAJ à 13/04/2026 à 11:42
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CHAGOS
Publié : Le 13/04/2026 à 11:40 | MAJ à 13/04/2026 à 11:42
Par : Manisha Jooty

Malgré la suspension du processus législatif à Londres, Maurice maintient le cap sur le dossier des Chagos. Entre blocages liés aux relations anglo-américaines et pressions internationales, notamment des Nations unies, Port-Louis explore activement des options juridiques et diplomatiques pour faire avancer l’accord.

À la suite de l’annonce britannique de mettre le dossier en pause, les autorités mauriciennes écartent toute idée de recul. L’Attorney General, Gavin Glover, affirme qu’une délégation britannique est attendue prochainement à Maurice afin de discuter des prochaines étapes et d’identifier des pistes de relance.

Cette suspension n’est pas une surprise et s’inscrit dans un contexte international tendu. Il pointe notamment les tensions entre le Royaume-Uni et les États-Unis, soulignant que Londres dépend du soutien de Washington pour concrétiser le traité, selon Gavin Glover.

Gavin Glover insiste toutefois sur le fait que ce ralentissement ne signifie pas l’abandon du projet. L’absence du texte dans le prochain discours du roi ne ferme pas la porte à une future présentation devant le Parlement britannique.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful, confirme qu’il s’agit d’un blocage temporaire au niveau de la House of Lords. Le ministre rappelle que le processus de décolonisation des Chagos est encadré par des obligations internationales, notamment une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée en 2019, qui fixe un délai pour son aboutissement.

Dans ce contexte, Maurice ne reste pas inactif. Le manque de temps pour faire adopter la législation avant la prorogation du Parlement et l’absence d’échanges officiels entre Washington et Londres constituent également des obstacles majeurs.

L’accord signé en mai 2025 prévoit la rétrocession de la souveraineté des Chagos à Maurice, tout en permettant au Royaume-Uni de continuer à exploiter la base militaire de Diego Garcia, en partenariat avec les États-Unis — un élément stratégique qui explique la nécessité d’un consensus entre les deux alliés.

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