Selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale, la planète connaît un déséquilibre climatique sans précédent. Les températures moyennes mondiales poursuivent leur hausse, avec les onze années les plus chaudes jamais enregistrées entre 2015 et 2025, entraînant des répercussions directes sur la santé humaine.
Des travaux de recherche du Dr Deoraj Caussy, épidémiologiste, menés notamment en Afrique et publiés dans la revue scientifique The Lancet, mettent en évidence un lien étroit entre changement climatique et émergence de maladies dans les zones tropicales.
À Maurice, cette corrélation est également observée. Les données météorologiques montrent qu’une hausse des températures favorise la prolifération des moustiques, augmentant ainsi le risque de propagation de maladies vectorielles.
Les effets indirects du dérèglement climatique touchent également l’ensemble de l’écosystème, selon les experts, avec des impacts sur l’air, l’eau, les aliments et les sols. Des maladies comme la leptospirose sont citées parmi les risques liés aux épisodes d’inondations et à la qualité de l’eau.
Les populations des petits États insulaires, comme Maurice sont particulièrement vulnérables face à ces phénomènes. Les conséquences ne sont pas seulement physiques, mais aussi psychologiques, avec des effets à long terme incluant stress, anxiété et dépression.
Face à ces enjeux, l’intégration des données climatiques dans les systèmes de santé apparaît comme essentielle. Maurice a récemment élaboré un National Health Adaptation Plan, avec l’appui de l’OMS, afin de renforcer la prévention et la réponse sanitaire.
Ce plan prévoit notamment la mise en place d’un système d’alerte précoce pour détecter rapidement les risques et anticiper les épidémies. Les autorités estiment que chaque donnée scientifique et chaque mesure préventive peuvent contribuer à réduire les impacts sanitaires et protéger les populations.