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Sahil Jeemon: Le 24/05/2026 à 16:46 | MAJ à 24/05/2026 à 16:47
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Publié : Le 24/05/2026 à 16:46 | MAJ à 24/05/2026 à 16:47
Par : La Redaction

Une semaine après les violents incidents de Camp-Thorel ayant conduit à plusieurs arrestations, le ministère de l’Agro-Industrie a annoncé, ce dimanche 24 mai, la résiliation du bail de chasse détenu par la Société Hemisphère de l’Est pour l’exploitation de la Chassée Salazie. Alors que les autorités évoquent des manquements graves aux conditions du bail, l’affaire soulève désormais de nombreuses interrogations sur les véritables exploitants du site et les liens entre la société détentrice du bail et la famille Jamalsah.

Dans un communiqué publié ce dimanche 24 mai, le ministère de l’Agro-Industrie, de la Sécurité Alimentaire, de l’Économie Bleue et de la Pêche a confirmé la résiliation du bail de chasse, de pêche et d’éco-tourisme accordé à la Société Hemisphère de l’Est.

Ce bail concernait des terres de l’État situées à « Desenne & Valton, Rochery, Le Clerc and Gallanty », couvrant une superficie de 178,68 hectares. Il avait été octroyé pour la période allant du 5 septembre 2022 au 4 septembre 2029 à la Société Hemisphère de l’Est, représentée par Kher Kavish Luchmeeparsad et Mukesh Rughoobur.

Selon le ministère, le service forestier a constaté plusieurs violations du Shooting and Fishing Leases Act ainsi que plusieurs infractions aux clauses du bail.

Un Notice of Cancellation a ainsi été émis le 23 mai 2026. Conformément à la clause 9 du contrat, la résiliation prendra effet 48 heures après l’émission de cet avis.

Cette résiliation intervient dans un climat particulièrement tendu après les violents incidents survenus à Camp-Thorel le dimanche 17 mai.

Selon plusieurs témoignages et informations recueillies par la police, les affrontements auraient éclaté après une altercation impliquant des utilisateurs de quads circulant sur un parcours de santé fréquenté par les habitants de la région.

L’incident aurait rapidement dégénéré. Des coups de feu auraient été tirés en l’air et plusieurs individus auraient été agressés à l’aide d’armes offensives, notamment des sabres, battes de baseball et tasers.

En représailles, des habitants en colère auraient incendié plusieurs véhicules ainsi qu’un quad.

L’enquête menée par le Central CID a déjà conduit à plusieurs arrestations.

Parmi les personnes interpellées figurent :

Noorani Hajee Jamalsah ;

Ashfaq Jamalsah ;

Krishna Rajen Luchmedu ;

Windsley Gerard Celeste ;

Gael Rydley Jullien Noel Bernard.

Les suspects font notamment face à des accusations provisoires d’« assault with premeditation » et de « using firearm to endanger life ».

Les enquêteurs tentent toujours d’identifier le tireur présumé et de retrouver l’arme qui aurait été utilisée lors des affrontements.

Une opération de fouille a d’ailleurs été menée cette semaine dans la Chassée Salazie.

L’affaire soulève désormais une autre question sensible : qui contrôlait réellement la Chassée Salazie ?

Alors que le ministère affirme officiellement que le bail était détenu par la Société Hemisphère de l’Est, plusieurs articles de presse présentent Noorani Jamalsah comme exploitant ou co-gestionnaire du chassé.

Cette situation alimente les interrogations :

  • les Jamalsah’s bénéficiaient-ils d’un accord de sous-location ?
  • exploitaient-ils le site de manière officielle ou officieuse ?
  • la Société Hemisphère de l’Est avait-elle transféré l’exploitation du terrain à des tiers ?

Des appels pourraient désormais être lancés pour qu’une enquête approfondie soit menée par le ministère de l’Agro-Industrie afin de déterminer si la chassée a fait l’objet d’un “subletting” en violation des clauses du bail.

Si cela venait à être confirmé, il pourrait s’agir d’une infraction grave aux dispositions encadrant les baux de chasse sur les terres de l’État.