La question est relancée alors que l’enregistrement et le micropuçage des chiens sont désormais obligatoires dans le pays.
Dans une publication mise en ligne hier, l’activiste et militante des droits des animaux, Meera Appadoo, s’interroge sur la logique du dispositif actuel. Selon elle, identifier les propriétaires est une étape importante, mais insuffisante si, parallèlement, la reproduction des chiens reste largement incontrôlée.
Depuis le 1er octobre 2025, les propriétaires sont tenus d’enregistrer leurs chiens auprès de la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW). Le chien doit également être muni d'une puce électronique. La stérilisation, elle, n’est toutefois pas imposée de manière générale.
Meera Appadoo estime qu’une stérilisation obligatoire, accompagnée d’exemptions strictement contrôlées pour les éleveurs autorisés, permettrait de s’attaquer directement à la reproduction non contrôlée et, à terme, au problème des chiens errants.
Une problématique déjà au centre des préoccupations des autorités. Le gouvernement et la MSAW ont multiplié ces derniers mois les campagnes de stérilisation, d’enregistrement et d’adoption. Les autorités présentent également la stérilisation comme l’un des moyens de maîtriser la population canine errante.
Le débat est donc posé : l’identification obligatoire des chiens suffira-t-elle à responsabiliser les propriétaires, ou Maurice devra-t-elle aller plus loin et rendre également leur stérilisation obligatoire, sauf pour les éleveurs dûment autorisés ?