À l’occasion de la Journée internationale des chiens-guides, célébrée ce dimanche 26 avril 2026, l’accent est mis sur le rôle déterminant de ces animaux dans le quotidien des personnes aveugles et malvoyantes. Bien plus que de simples aides à la mobilité, ces compagnons incarnent un levier d’autonomie, de dignité et d’intégration sociale. Rigoureusement formés pendant plusieurs mois, ils assurent à leurs bénéficiaires sécurité, orientation et confiance, tout en symbolisant une société plus ouverte à la différence.
À Maurice toutefois, ce dispositif reste inexistant, malgré la présence de races adaptées et de professionnels qualifiés. En cause : des contraintes structurelles majeures. La prolifération des chiens errants et l’état parfois dégradé des infrastructures constituent des freins sérieux à toute tentative d’introduction de ces animaux d’assistance.
Pourtant, à l’international, les chiens-guides ont fait leurs preuves en tant qu’outil fiable d’indépendance et de protection. Leur absence sur le territoire mauricien relance le débat sur la nécessité d’une politique publique en faveur d’une meilleure accessibilité.
Azad Chutkai, vice-président de Lizie Dan La Main, plaide pour une formation locale des chiens-guides et alerte sur les chiens errants et un environnement urbain inadapté.
Tinagaren Govindasami, comportementaliste animalier expérimenté à Londres, affirme que le dressage des chiens-guides exige une grande précision, débutant dès 7 à 8 semaines, la sécurité des aveugles en dépendant directement.
Également directeur de la MSAW, il rejoint les inquiétudes exprimées par Azad Chutkai : sans un contrôle efficace des chiens errants, l’introduction des chiens-guides pourrait s’avérer risquée.