En 2025, la Chine connaît un nouveau record inquiétant : son taux de natalité tombe à 5,63 pour 1 000 habitants, tandis que le taux de mortalité grimpe à 8,04 pour 1 000, le plus élevé depuis 1968. La population totale recule de 3,39 millions pour atteindre 1,4 milliard, marquant la quatrième année consécutive de déclin.
Malgré l’abandon de la politique de l’enfant unique, suivi de l’autorisation de deux puis trois enfants par couple, les mesures gouvernementales restent inefficaces. Les aides financières, comme les primes pour les enfants de moins de trois ans et les congés maternité prolongés, peinent à convaincre les jeunes couples, freinés par le coût élevé de l’éducation et le désir d’une vie plus libre. Certaines mesures, comme la taxe de 13 % sur les contraceptifs, suscitent également des inquiétudes.
Avec un taux de fertilité d’environ un enfant par femme, bien en dessous du seuil de remplacement, la Chine rejoint d’autres économies asiatiques confrontées à ce phénomène, comme la Corée du Sud, Taïwan ou Singapour. Selon les experts de l’ONU, le pays pourrait perdre plus de la moitié de sa population actuelle d’ici 2100.
Le recul démographique pose des défis majeurs : main-d’œuvre en diminution, consommation faible, vieillissement accéléré et systèmes de retraite sous tension. L’Académie chinoise des sciences sociales alerte : le temps presse pour constituer des fonds capables de soutenir une population âgée croissante.