Avec les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les coûts énergétiques, plusieurs pays ont déjà recours aux classes en ligne afin de limiter les déplacements et la consommation de carburant.
À Maurice, cette option est également évoquée. Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, estime qu’il est nécessaire de réfléchir à des ajustements du système éducatif, notamment à travers la possibilité de recourir à l’enseignement en ligne.
Mais qu’en pensent les syndicats du secteur éducatif ?
Le président de la United Deputy Rectors and Rectors Union, Vikash Ramdonee, se montre réservé. Selon lui, l’enseignement en présentiel reste essentiel, et un basculement total vers le numérique pourrait ne pas être justifié dans le contexte actuel.
De son côté, Arvind Bhojun met en avant les difficultés pratiques liées à l’enseignement en ligne.
Il souligne notamment des inégalités d’accès aux outils numériques, un manque de préparation, ainsi que des défis liés à l’utilisation des plateformes digitales, tant pour les élèves que pour les enseignants.
Ainsi, si les classes en ligne apparaissent comme une piste envisagée dans un contexte international incertain, leur mise en œuvre à Maurice soulève encore de nombreuses interrogations.