Nouveau coup de canif dans les réglementations environnementales aux États-Unis. Donald Trump vient d’annoncer la fin des restrictions sur les gaz fluorés, de puissants gaz à effet de serre massivement utilisés dans les climatiseurs et les réfrigérateurs. Ces normes avaient été mises en place par son prédécesseur, Joe Biden, afin de lutter contre le changement climatique.
Depuis le Bureau ovale, le président américain a balayé d’un revers de main les alertes écologiques, affirmant sans détour que cette décision n’aurait aucun impact sur l’environnement. Pour Donald Trump, l’objectif est avant tout économique : faire baisser le coût de la vie et le prix de l’alimentation pour les ménages, à l’approche d’élections législatives cruciales en novembre.
L’Agence de protection de l’environnement, désormais dirigée par le climatosceptique Lee Zeldin, promet ainsi une économie globale de plus de deux milliards de dollars pour les foyers et les entreprises. Concrètement, cette mesure permet aux industriels de conserver leurs anciens équipements polluants et dispense les transporteurs de l’obligation de réparer les fuites de gaz.
Mais l’argument du pouvoir d’achat est loin de faire l’unanimité. Contre toute attente, les professionnels américains du secteur du froid s’opposent à cette dérégulation. Selon leur syndicat, maintenir la demande sur ces vieux fluides frigorigènes risque, au contraire, de faire flamber les coûts de maintenance et, par conséquent, la facture finale des consommateurs.
De leur côté, des économistes rappellent que les catastrophes climatiques à répétition pèsent déjà lourdement sur les récoltes et contribuent à l’inflation alimentaire à long terme.