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Thomas Jadoobur: Le 01/06/2026 à 11:15 | MAJ à 01/06/2026 à 11:17
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Publié : Le 01/06/2026 à 11:15 | MAJ à 01/06/2026 à 11:17
Par : Vanessa Mathews Saramandif

130 euros à l'achat, puis 10 euros par mois d'abonnement. C'est le prix exorbitant qu'il va falloir payer pour entendre votre chien ou votre chat vous dire « je t'aime » ou « j'ai faim ». Une start-up de Hong Kong fait le buzz en lançant le tout premier collier traducteur pour animaux dopé à l’intelligence artificielle. La promesse est vendeuse : l'algorithme décoderait les aboiements et les miaulements avec une précision quasi parfaite de 95 %.

Problème : pour la communauté scientifique, cette promesse n'est qu'un immense coup de bluff marketing. Interrogés par les médias français, des experts du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et des éthologues sont catégoriques : « c'est totalement irréaliste ». Pourquoi ? Parce que nos compagnons à quatre pattes ne parlent pas avec des sujets, des verbes et des compléments. Traduire leurs sons par des mots est une illusion. Un chien communique de manière globale : la position de ses oreilles, la direction de son regard, ses mouvements dans la pièce et son histoire familiale comptent autant que sa voix. Autant de signaux invisibles pour un simple micro connecté.

Au mieux, l'IA pourra détecter si l'animal est stressé ou détendu, rien de plus. Pire encore, la start-up s'avère incapable de fournir la moindre preuve scientifique pour appuyer ses chiffres et refuse pour l'instant de répondre aux journalistes. Le verdict des spécialistes est sans appel : pour comprendre son animal, pas besoin d'algorithme. Il faut juste du temps, de l’observation et un vrai cerveau humain.