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Shane: Le 29/01/2026 à 14:55 | MAJ à 29/01/2026 à 15:08
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Publié : Le 29/01/2026 à 14:55 | MAJ à 29/01/2026 à 15:08
Par : Melissa Rachel

À l’occasion du 191ᵉ anniversaire de l’abolition de l’esclavage, célébré chaque 1er février, la Mauritius Prison Service a lancé, hier mercredi 28 janvier, une campagne de sensibilisation à l’intention des détenus. L’initiative a été inaugurée au centre de réhabilitation et de réinsertion de Petit Verger, à Pointe-aux-Sables, en présence du ministre des Arts et de la Culture, Mahendra Gondeea, de la Junior Minister Véronique Leu-Govind et du commissaire des prisons, Premnathsing Jokhoo.

La cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats d’un concours d’affiches, ainsi que par une exposition mettant en lumière les œuvres artistiques réalisées par des détenus.

Dans son discours, le ministre Gondeea a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du respect de la dignité humaine et de la protection des droits fondamentaux. Il a rappelé que cette journée de commémoration constitue un moment de réflexion collective sur les souffrances et les discriminations subies par les esclaves, tout en soulignant la capacité de résilience de l’être humain face à l’adversité.

Le ministre a par ailleurs insisté sur l’importance du développement personnel, qualifiant l’art d’outil puissant de libération de l’esprit, d’expression émotionnelle et de transformation sociale. Il a encouragé les détenus à s’engager dans le volontariat et à démontrer une volonté sincère de se reconstruire, affirmant qu’ils peuvent encore réussir et contribuer positivement à la société. Il a également salué la MPS pour la mise en œuvre d’activités à vocation constructive et réhabilitative, et assuré que les artistes en milieu carcéral bénéficieront d’un accompagnement et de formations pour développer leurs compétences et faciliter leur réintégration sociale.

De son côté, le commissaire des prisons, Premnathsing Jokhoo, est revenu sur les racines historiques de l’esclavage, rappelant que son abolition légale est entrée en vigueur le 1er février 1835. Il a souligné la portée culturelle et symbolique de cette date, tout en mettant en avant les différents programmes de réhabilitation proposés aux détenus afin de favoriser leur développement personnel et leur permettre d’accéder, à terme, à une vie décente et autonome.