La commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour a poursuivi ses travaux le jeudi 26 février 2026, sous la présidence de l’ancien juge Paul Lam Shang Leen, en présence des membres de la famille du défunt ainsi que de leur avocat, Me Deepak Rutnah. La séance de l’après-midi a été marquée par les dépositions de l’ACP V.B. et de l’ASP E., tous deux en poste le 9 décembre 2025.
L’ACP V.B., responsable de la High Security Prison de Melrose au moment des faits, est revenu sur la chronologie des événements. Il a affirmé qu’aucun officier n’était présent dans l’Association Yard lors de l’agression présumée d’Andy Selmour. Il a également reconnu ne pas avoir été informé immédiatement, déclarant devant la commission : « Ils ont failli à leur devoir », admettant ainsi un manquement dans la transmission des informations. Il a soutenu qu’il n’aurait pas fallu attendre la Correctional Emergency Response Team (CERT) pour procéder au transfert vers l’hôpital Jawaharlal Nehru. Toutefois, les éléments présentés indiquent que les officiers attendaient effectivement cette unité avant d’organiser l’escorte. Il a également évoqué un sous-effectif chronique, avec un ratio d’environ un officier pour 33 détenus dans l’unité concernée.
De son côté, l’ASP E. a expliqué avoir d’abord été informé qu’Andy Selmour aurait « glissé et chuté », sans que l’incident ne soit immédiatement rapporté aux supérieurs hiérarchiques. Vers 16h30, alerté par un regroupement de détenus près du complexe médical, il s’y serait rendu et aurait constaté que le détenu était transporté vers le centre médical. Il a également indiqué que certains détenus se seraient montrés violents envers l’officier de santé D., en service ce jour-là.
Interrogé sur la décision d’attendre la CERT alors qu’une ambulance était disponible sur place, l’ASP E. a admis : « Il y a eu des anomalies », reconnaissant également qu’Andy Selmour aurait pu se trouver en danger avant que la gravité de la situation ne soit pleinement comprise.
Ces dépositions mettent en lumière des failles dans la communication interne, la gestion opérationnelle et les conditions de sécurité, sur fond de sous-effectif persistant à la prison de Melrose.
La commission poursuit ses travaux. La séance reprendra le mardi 3 mars.