La communauté rastafari veut être davantage entendue par les autorités. Réunis en conférence de presse jeudi dernier, les responsables de l'Association socioculturelle rastafari (ASCR) ont réaffirmé plusieurs revendications, allant de la construction d'un lieu de culte à la reconnaissance de l'usage du gandia dans leur pratique spirituelle.
Le président de l'association, Michaël Toocaram, a indiqué que les nombreuses démarches entreprises au fil des années sont restées sans réponse concrète. Il a également évoqué le projet de construction d'un tabernacle, un lieu de culte destiné à la communauté rastafari, et lancé un appel au soutien pour sa réalisation. Selon lui, il est essentiel de déconstruire les préjugés afin de mieux faire connaître la culture et la spiritualité rastafaries.
De son côté, Rudy François, membre de l’association, a indiqué que la communauté rastafari a soumis un plaidoyer à la National Agency for Drug Control (NADC) afin de mettre fin aux discriminations liées à l'usage du gandia dans un cadre religieux. Il réclame la reconnaissance des pratiques spirituelles de la communauté, y compris la culture, la transformation et la consommation de cette plante considérée comme sacrée.
Les représentants de l'ASCR estiment également que la législation actuelle freine leur intégration sociale et économique. Ils souhaitent être associés aux futures réformes concernant le gandia et demandent une meilleure reconnaissance de leurs droits religieux et culturels.