Dans le contexte de la guerre qui s’intensifie autour de l’Iran, la ressource la plus précieuse dans la région n’est pas forcément le pétrole. Selon plusieurs analyses, l’enjeu le plus critique pourrait être l’eau potable.
Dans les pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar ou encore le Koweït, une grande partie de l’eau consommée par la population provient d’usines de dessalement, qui transforment l’eau de mer en eau potable.
Ces installations sont situées principalement le long des côtes du Golfe et sont absolument vitales pour des millions d’habitants. Si elles venaient à être endommagées ou ciblées dans un conflit militaire, cela pourrait provoquer une crise humanitaire immédiate, avec des villes entières privées d’eau.
Contrairement au pétrole, dont la production peut parfois être compensée par d’autres pays, l’approvisionnement en eau ne peut pas être remplacé rapidement.
Dans ce contexte de tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël, la protection de ces infrastructures devient un enjeu stratégique majeur pour toute la région.