Près de trois mois après le début du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, les autorités iraniennes assurent avoir déjà restauré une grande partie des infrastructures et bâtiments touchés dans la capitale.
Selon les médias d’État iraniens, environ 80 % des zones endommagées à Téhéran ont été réparées.
Le vice-gouverneur de la province de Téhéran, Seyyed Kamaleddin Mirjafarian, a indiqué que plus de 60 000 unités résidentielles et commerciales ont été frappées lors des attaques menées durant ce que les autorités iraniennes qualifient de « troisième guerre imposée ».
Les dégâts causés par le conflit sont considérables. D’après les premières estimations relayées par les autorités iraniennes, les pertes directes et indirectes s’élèveraient à près de 270 milliards de dollars depuis le déclenchement de la guerre entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran le 28 février dernier.
Au-delà des habitations, plusieurs infrastructures stratégiques ont été lourdement affectées. Des ponts, des ports, des réseaux ferroviaires ainsi que des universités et centres de recherche figurent parmi les installations ciblées.
Plusieurs centrales électriques et usines de dessalement d’eau ont également été touchées, aggravant les difficultés énergétiques et logistiques dans certaines régions du pays.
Le bilan humain et social demeure lui aussi préoccupant. De nombreux hôpitaux, établissements scolaires et logements civils ont subi d’importants dommages, voire été entièrement détruits, accentuant la pression sur les services publics déjà fragilisés par les sanctions économiques et les conséquences du conflit.
Malgré l’ampleur des destructions, les autorités iraniennes tentent d’afficher une image de résilience et de reprise rapide, alors que la reconstruction devient désormais un enjeu central pour le pouvoir à Tehran.