Le Constitutional Review Commission Bill, qui est actuellement débattu à l’Assemblée nationale, continue de susciter des réactions positives au sein de la société civile. Ce projet de loi vise à permettre au Président de la République de nommer une Commission de révision constitutionnelle chargée d’examiner et de formuler des recommandations sur plusieurs réformes touchant aux institutions démocratiques, aux droits fondamentaux et à la gouvernance du pays.
Plusieurs ONG, associations et représentants syndicaux ont déjà commencé à soumettre leurs propositions afin de contribuer à cette réflexion sur l’avenir de la Constitution mauricienne.
La présidente de l’association Raise Brave Girls, Priscilla Motee, plaide notamment pour un renforcement de la protection des droits des femmes, une meilleure reconnaissance des enjeux liés à la santé menstruelle ainsi qu’une plus grande transparence dans la nomination des hauts responsables des institutions publiques.
De son côté, le syndicaliste Ashvin Gudday estime que cette réforme constitue une occasion de revoir certains aspects fondamentaux du fonctionnement démocratique du pays. Il préconise notamment une décommunalisation du système électoral ainsi qu’un encadrement plus strict du financement des partis politiques.
Ashvin Gudday plaide également pour l’inscription dans la Constitution de nouveaux droits et garanties, notamment une meilleure protection des personnes en situation de handicap ainsi que la reconnaissance et la protection des droits syndicaux.