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Shane: Le 25/07/2026 à 14:23 | MAJ à 25/07/2026 à 14:43
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Publié : Le 25/07/2026 à 14:23 | MAJ à 25/07/2026 à 14:43
Par : La Redaction

Le drame survenu à Mahébourg relance le débat sur la récidive et le système de rémission des peines. Ashvin Aukhajah, aujourd'hui âgé de 45 ans, présente un lourd passé judiciaire qui s'étend sur près de trois décennies. Son premier démêlé avec la justice remonte à 1998, à l'âge de 17 ans, après un vol avec effraction dans une école de Mahébourg. Placé en centre de redressement, il est ensuite condamné à deux ans de prison pour évasion.

Au fil des années, les condamnations s'accumulent : cambriolages, vols, vols avec violence et agressions. En 2012, le même Ashvin Aukhajah est reconnu coupable d'avoir agressé sa grand-mère, puis en 2014 d'avoir agressé des policiers. En 2018, la Cour intermédiaire le condamne à 12 ans de servitude pénale pour coups et blessures ayant entraîné la mort de sa grand-mère. Libéré avant le terme de cette peine, il est de nouveau condamné pour vol en 2025, puis en 2026. Au total, il aurait passé plus de 18 ans derrière les barreaux.

Aujourd'hui, Ashvin Aukhajah est de nouveau au cœur d'un drame familial, étant accusé d'avoir mortellement agressé son frère, Basoodev Aukhajah. Cette nouvelle affaire ravive les interrogations sur l'efficacité du système de rémission des peines, l'évaluation du risque de récidive et les mécanismes mis en place pour protéger la société.

Pour l'ancien inspecteur de la MCIT, Ranjit Jokhoo, les lois et les institutions existent, mais leur application doit être plus rigoureuse.

Il estime également que le suivi des anciens détenus doit se poursuivre après leur libération.

Le sociologue Rajen Suntoo plaide, lui, pour des peines plus sévères dans certains cas.

Virginie Saramandif, consultante en santé mentale et bien-être émotionnel, préconise un renforcement des évaluations psychologiques et psychiatriques afin de prévenir la récidive.

Même pour un crime grave, une remise en liberté reste possible, rappelle Me Sanjeev Teeluckdharry.