Depuis le début de l’année, soit de janvier au 16 mars 2026, huit cas d’homicide ont été recensés à Maurice. Parmi les victimes figurent six femmes âgées de 26, 29, 33 ans (deux victimes), 37 et 63 ans, ainsi que deux hommes de 39 et 55 ans. Deux affaires impliquent des époux, une un amant, une un concubin, une un fils et une autre un colocataire. Deux cas ne présentent aucun lien direct entre l’accusé et la victime. Au total, douze suspects ont été arrêtés dans le cadre de ces enquêtes.
Dans de nombreuses affaires, les systèmes de vidéo surveillance (CCTV) ont joué un rôle déterminant dans l’avancée des investigations…
L’enquête sur le meurtre de Yogeshwaree Bhunjun, connue sous le nom de Deepika, en est une illustration. Une confrontation entre les trois suspects — Mamade Imteaize Peeroo, Fadhill Dulloo et Khalif Ul Ahmad Raffick — a eu lieu, une étape rendue possible grâce à l’exploitation d’images CCTV. Selon le DASP Lidialam, du Police Press Office, plus de 4 000 caméras sont déployées à travers l’île, notamment dans le cadre du dispositif Safe City.
« Les systèmes de vidéo surveillance sont devenus un outil essentiel pour les enquêteurs, qui peuvent passer des heures à analyser les images afin d’élucider des crimes. Le positionnement stratégique des caméras est d’une grande utilité », souligne-t-il, ajoutant qu’elles ont largement contribué à faire progresser plusieurs enquêtes depuis le début de l’année.
Du côté légal, Me Somand Kumar Adheen rappelle que les images CCTV sont recevables en cour, à condition qu’elles soient obtenues et présentées dans le respect des procédures.
Bien qu’ils ne permettent pas de prévenir tous les drames, les systèmes CCTV facilitent considérablement le travail des enquêteurs et sont devenus essentiels pour élucider les crimes à Maurice.