Dans une sortie sans détour, Satyadeo Tengur fustige la lecture dominante autour de la crise au MMM, dénonçant une opposition extra-parlementaire devenue, selon lui, « le meilleur courtisan de Paul Bérenger ».
Il s’interroge sur une situation qu’il qualifie d’inédite : comment un leader peut-il contester son propre gouvernement à répétition, obtenir des concessions, puis finalement claquer la porte… sans être suivi par la quasi-totalité de ses élus ?
Pour Tengur, le fait que 16 élus aient choisi de rester au gouvernement, contre la décision de leur leader, ne peut être balayé d’un revers de main. « Comment 16 personnes peuvent-elles avoir tort face à une seule ? », lance-t-il, dénonçant les accusations de « trahison » et l’étiquette de « gang des 16 » amplifiée sur les réseaux sociaux.
Il pointe également des incohérences dans les prises de position du leader du MMM, rappelant ses récents éloges envers certains ministres aujourd’hui critiqués, ainsi que son acceptation passée des accords politiques et nominations qu’il remet désormais en cause.
Enfin, Tengur suggère que des intérêts économiques, notamment autour de certains dossiers stratégiques comme l’EDB, pourraient expliquer ce revirement.
👉 Une crise qui, selon lui, dépasse les simples divergences politiques et révèle de profondes contradictions au sommet du MMM.