Le conflit au Moyen-Orient provoque un nouveau choc sur les marchés mondiaux de l’énergie. Selon la Banque mondiale, les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole et du gaz, ont entraîné une forte hausse des prix des matières premières.
Le prix moyen du pétrole Brent devrait atteindre 94 dollars le baril en 2026, soit une hausse importante par rapport à l’année précédente. Les prix du gaz naturel en Europe devraient également grimper, tout comme ceux des engrais, fortement liés au coût du gaz.
Cette situation a des conséquences directes sur l’économie mondiale. Les entreprises voient leurs coûts de production augmenter. Les ménages paient plus cher le carburant, l’électricité et certains produits de base. Les pays importateurs d’énergie, eux, doivent dépenser davantage pour leurs achats extérieurs, ce qui fragilise leur balance commerciale et leurs finances publiques.
La Banque mondiale souligne que les pays émergents et les pays à faible revenu sont les plus vulnérables. Beaucoup disposent de peu de marge budgétaire pour amortir le choc, alors même que les besoins sociaux augmentent.
Les perturbations énergétiques peuvent aussi avoir un impact sur la sécurité alimentaire. La hausse des prix des engrais risque de renchérir la production agricole et, à terme, de faire monter les prix alimentaires. L’institution internationale prévient qu’une prolongation du conflit pourrait aggraver la situation. Si les flux d’énergie restent perturbés plus longtemps que prévu, les prix pourraient encore augmenter, alimentant l’inflation et ralentissant davantage la croissance mondiale.