À Caracas, la police vénézuélienne a utilisé des gaz lacrymogènes ce jeudi 10 avril pour disperser une manifestation d’ampleur réunissant près de 2 000 personnes. Les protestataires tentaient de rejoindre le palais présidentiel afin de réclamer une hausse des salaires et des pensions.
Face à l’avancée du cortège, les forces antiémeutes ont rapidement bloqué l’accès au centre-ville, déployant boucliers et casques pour contenir la foule à proximité de Miraflores. Les manifestants, eux, ont maintenu la pression en multipliant les slogans appelant à de meilleures conditions de vie.
Cette nouvelle mobilisation met en lumière la colère persistante d’une partie de la population, confrontée à une inflation élevée et à des revenus jugés insuffisants pour couvrir les besoins essentiels. Le gouvernement a récemment annoncé une future revalorisation salariale, sans en dévoiler les détails, une annonce qui suscite autant d’attentes que d’incertitudes.
Dans un pays où le pouvoir d’achat reste extrêmement faible malgré certaines aides complémentaires, les syndicats et manifestants réclament une hausse réelle du salaire de base, estimant que les primes actuelles ne suffisent plus à compenser la crise économique.