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Thomas Jadoobur: Le 21/04/2026 à 13:49 | MAJ à 21/04/2026 à 13:50
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Publié : Le 21/04/2026 à 13:49 | MAJ à 21/04/2026 à 13:50
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Malgré des relations toujours tendues, Cuba et les États-Unis maintiennent un canal de discussion discret, laissant entrevoir une possible détente diplomatique. À La Havane, des échanges de haut niveau ont eu lieu récemment entre les deux pays, a confirmé lundi 20 avril une source officielle du ministère cubain des Affaires étrangères.

Selon Alejandro Garcia, responsable des relations bilatérales avec Washington, une rencontre entre délégations s’est tenue sur le territoire cubain. L’information, d’abord relayée par la presse américaine, a été confirmée au quotidien d’État Granma. Le diplomate a toutefois insisté sur la sensibilité des sujets abordés, évoquant des discussions nécessitant « prudence et confidentialité ».

Les pourparlers se seraient déroulés à un niveau élevé : côté américain, des représentants du Département d’État de rang de sous-secrétaires adjoints, tandis que la partie cubaine était représentée par des vice-ministres des Affaires étrangères.

D’après le média américain Axios, une réunion similaire aurait déjà eu lieu le 10 avril à La Havane, impliquant notamment des responsables américains et Raul Guillermo Rodriguez Castro, petit-fils de Raul Castro, figure centrale de l’ancien pouvoir cubain. Bien qu’il n’occupe aucun poste officiel, il est régulièrement décrit comme un acteur influent dans l’entourage familial de l’ex-dirigeant.

Ces informations s’inscrivent dans un contexte où certains médias évoquent des échanges indirects et confidentiels entre les deux pays, incluant des figures proches de l’actuelle diplomatie américaine, notamment autour du secrétaire d’État Marco Rubio.

Du côté cubain, des voix proches du pouvoir affirment que Raul Castro continuerait de suivre de près les discussions stratégiques en cours. Sa fille, Mariela Castro, a d’ailleurs indiqué qu’il participerait à des réflexions liées aux orientations politiques du pays.

Washington aurait, selon certaines sources, mis en avant plusieurs exigences lors des échanges, dont la libération de détenus politiques. Des affirmations nuancées par la partie cubaine, qui rejette toute pression ou calendrier imposé.

Alejandro Garcia assure que les discussions se sont déroulées dans un climat « professionnel et respectueux », sans ultimatum ni condition préalable. Il dénonce par ailleurs les sanctions américaines, qu’il qualifie de « siège énergétique », estimant qu’elles pèsent directement sur la population cubaine. Le diplomate accuse également Washington d’exercer des pressions sur les partenaires commerciaux de l’île, notamment dans le secteur pétrolier.