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Keshinee: Le 03/07/2026 à 08:40 | MAJ à 03/07/2026 à 08:45
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CWA
Publié : Le 03/07/2026 à 08:40 | MAJ à 03/07/2026 à 08:45
Par : La Redaction

La Central Water Authority (CWA) traverse une situation financière préoccupante. Elle a enregistré un déficit de Rs 755 millions pour l'exercice clos au 30 juin 2025, tandis que son passif total atteint Rs 11,2 milliards.

Répondant à une question parlementaire ce mardi, le ministre de l'Énergie, Patrick Assirvaden, a également indiqué que la dette de la CWA envers l'État s'élève actuellement à Rs 3,47 milliards, dont Rs 2,92 milliards d'arriérés.

Selon le ministre Patrick Assirvaden, plusieurs facteurs expliquent cette détérioration financière. Il a notamment cité le fait que les recettes provenant de l'eau pompée des forages sont versées directement au Consolidated Fund depuis 2009, sans transiter par les comptes de la CWA. À cela s'ajoute l'absence de révision des tarifs de l'eau depuis janvier 2012.

Le coût de production d'un mètre cube d'eau est aujourd'hui estimé à Rs 24, alors qu'il est facturé Rs 14, soit une perte d'environ Rs 10 par mètre cube pour la CWA. Le ministre a également évoqué la forte hausse des coûts d'exploitation, notamment ceux liés à l'électricité, aux produits chimiques utilisés pour le traitement de l'eau et aux charges de personnel.

Au 25 juin 2026, les dettes de la CWA envers les entrepreneurs, fournisseurs et prestataires de services s'élevaient à Rs 697 millions. Sur ce montant, Rs 470 millions sont dus au Central Electricity Board (CEB) au titre de factures d'électricité accumulées au fil des années.

Face à cette situation, le gouvernement envisage une révision de la politique tarifaire afin de mieux équilibrer les coûts de production et les recettes. Patrick Assirvaden a toutefois assuré qu'une éventuelle hausse des tarifs ne concernera pas les ménages. Les nouveaux barèmes viseront uniquement certains consommateurs non domestiques, notamment les entreprises utilisant l'eau à des fins commerciales.

Le ministre a notamment cité l'exemple des sociétés d'embouteillage, faisant valoir que le coût de l'eau contenue dans une bouteille commercialisée en supermarché ne représenterait que 3 à 5 sous. Selon lui, il est légitime que ces gros consommateurs contribuent davantage à la pérennité du service public de l'eau.