Au Danemark, les élections législatives du 24 mars ont placé en tête les sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen, avec 21,9 % des voix, leur plus faible score depuis plus d’un siècle. Malgré cette première place, le « Bloc rouge » ne totalise que 84 sièges sur 179, loin de la majorité absolue.
Face à eux, la droite cumule 77 sièges, tandis que les Modérés du centriste Lars Løkke Rasmussen, avec 14 élus, s’imposent comme arbitres incontournables dans la formation du prochain gouvernement. Les négociations s’annoncent complexes et pourraient s’étendre sur plusieurs semaines.
Le scrutin est également marqué par la progression du Parti populaire socialiste, désormais deuxième force politique, et par le net rebond de l’extrême droite, dont le Parti populaire danois a triplé son score. Dans ce paysage fragmenté, les députés du Groenland et des îles Féroé pourraient jouer un rôle décisif.