Des boulettes et plaques de goudron ont été découvertes depuis le mercredi 2 septembre sur plusieurs plages de l’Est et du Sud-Est de Maurice. Le ministère de l’Environnement privilégie la piste de rejets clandestins effectués par des navires circulant au large, mais reconnaît qu’il reste extrêmement difficile d’identifier les responsables.
Les premiers résidus ont été signalés à Pointe d’Esny avant que d’autres dépôts ne soient observés à l’Île des Deux Cocos, Blue Bay, Vieux Grand Port, Bois des Amourettes, Rivière des Créoles, Bras d’Eau et Poste Lafayette.
Selon les autorités, ces résidus pourraient provenir d’eaux de cale rejetées illégalement en mer. Ce mélange peut notamment contenir de l’eau de mer, du fioul, des lubrifiants, des solvants et des métaux lourds. Sous l’effet des vagues et du vent, les hydrocarbures se solidifient progressivement avant de s’échouer sur les côtes sous forme de boulettes ou de plaques.
La traque des éventuels pollueurs demeure toutefois complexe. Le trafic maritime est dense au large de Maurice et ces rejets seraient généralement effectués loin des côtes, parfois de nuit ou par mauvais temps, afin d’échapper aux contrôles. Le ministère précise également que les satellites d’observation ne permettent pas de détecter efficacement ce type de résidus.
La mer agitée, la houle du sud-ouest et les vents soutenus enregistrés ces derniers jours auraient contribué à leur échouage.
Des équipes du ministère, de la Police de l’Environnement, de la National Coast Guard, de la Special Mobile Force (SMF) et de la Beach Authority sont mobilisées pour le nettoyage et le suivi de la situation.
Les déchets collectés sont acheminés vers le centre de stockage de déchets dangereux de La Chaumière pour une élimination sécurisée.
À ce lundi 7 septembre au matin, aucun nouveau dépôt n’avait été constaté sur les plages concernées. Les autorités maintiennent toutefois une surveillance renforcée du littoral afin de détecter rapidement toute nouvelle trace de pollution.