La commission d’enquête sur le décès d’Andy Selmour a poursuivi ses travaux lors de la reprise de la séance à 14h30 ce lundi. À ce stade, 13 des 19 témoins prévus ont été entendus. Deux nouveaux témoins issus de l’administration pénitentiaire ont déposé devant le président de la commission, Paul Lam Shang Leen, en présence des membres de la famille du défunt et de leur avocat, Me Deepak Rutnah.
Le premier témoin de l’après-midi, un officier pénitentiaire identifié par les initiales S.D., a livré sa version des faits. Le 9 décembre 2025, il était affecté au Kestrel Unit de 12h00 à 18h30, une unité comprenant des dortoirs pour détenus, et supervisait notamment les appels téléphoniques.
Selon lui, vers 14h00–14h15, Andy Selmour, de retour de travaux (labour), s’est présenté au bureau près de l’Association Yard. Il paraissait alors normal. Environ cinq minutes après avoir été autorisé à entrer dans la cour, il serait revenu avec du sang sur la tête, affirmant qu’il était tombé. Il a ensuite été conduit au complexe médical, puis transféré à l’unité Paille-en-Queue.
La commission a ensuite entendu le Lead Prison Officer J.L., responsable du contrôle CCTV. Il a expliqué qu’il n’était pas au courant d’un incident durant son service, mais qu’il a été rappelé vers 22h00 pour visionner les images de surveillance.
D’après son analyse, un détenu identifié par les initiales J.G. aurait été vu transportant un morceau de bois entre 14h24 et 14h28. Les images montreraient ensuite Andy Selmour frappé avec cet objet puis agressé à coups de pied.
Le témoin a ajouté qu’après cette agression présumée, Andy Selmour a été conduit au complexe médical, puis aperçu à l’unité Paille-en-Queue, assis sur un banc. Plus tard, il aurait été vu allongé sur un matelas, semblant mal en point, avant de vomir et d’être renvoyé au complexe médical, où il a été déclaré mort à 20h25 par le médecin du SAMU.
Les images CCTV ont été examinées en salle d’audience. Toutefois, la séquence montrant l’agression présumée n’étant pas suffisamment claire, la commission a décidé de reprendre la séance ce mardi 24 février afin d’examiner une version plus nette des enregistrements fournie par la prison de Melrose.