Décès dans les prisons à Maurice… La National Human Rights Commission tire la sonnette d’alarme. De 2020 à 2026, les cas de décès en détention se multiplient, dans des circonstances souvent jugées troublantes. Des noms reviennent… Caël Permes, John Mick Martingale, Andy Selmour… et plus récemment Jeff Axel Perrine. Autant de dossiers qui, pour certains, restent sans réponse, plongeant les familles dans l’attente et l’incertitude. Mais au-delà des cas individuels, c’est tout un système qui est pointé du doigt.
Selon Satyajit Boolell, président de la National Human Rights Commission, le problème est multiforme : surpopulation carcérale, corruption, trafic et drogue. Ces dérives reflètent un dysfonctionnement global. Il appelle à un forum réunissant la Cour, le Director of Public Prosecutions, la police et l’administration pénitentiaire afin d’analyser la situation.
Selon le président de la National Human Rights Commission, des recommandations ont déjà été formulées, mais des changements législatifs restent attendus.
Selon Rashid Ali Beekhun, commissaire des prisons, un encadrement incluant des psychologues est essentiel pour les détenus à risque. Une présence accrue du personnel permet de réduire les agressions.
Un constat qui relance le débat sur le fonctionnement du système carcéral mauricien… et l’urgence d’actions concrètes pour prévenir de nouveaux drames.