Nouveau développement dans le dossier des déclarations d’avoirs de Shakeel Mohamed. Après la Letter Before Action adressée hier par son avoué, Me Cader Mallam-Hassam, la Financial Crimes Commission (FCC) a répondu ce jeudi 20 août. Dans sa correspondance, la FCC confirme que le ministre du Logement et des Terres a bien soumis ses déclarations d’avoirs conformément à la Declaration of Assets Act 2018.
La FCC confirme les trois déclarations reçues de Shakeel Mohamed : une déclaration datée du 4 novembre 2024, reçue le même jour, une deuxième datée et reçue le 13 décembre 2024, ainsi qu’une nouvelle déclaration datée du 22 janvier 2025, reçue par courriel sous forme scannée le même jour. L’original a ensuite été soumis à la Commission le 23 janvier 2025.
La Commission explique ensuite avoir pris les mesures nécessaires pour publier ces déclarations sur son site, conformément à l’article 7(1) de la Declaration of Assets Act 2018.
Mais concernant leur absence apparente du site internet, la FCC affirme avoir mené une enquête interne. Selon les premiers résultats, les déclarations avaient bien été publiées et les informations étaient présentes sur le serveur de la Commission, mais elles n’étaient pas visibles sur le site en raison d’un problème technique informatique.
La FCC indique avoir déjà engagé un audit indépendant, qui doit permettre d’identifier précisément la cause du problème et de déterminer les mesures appropriées.
La Commission précise également qu’elle a, à ce jour, assuré que les déclarations de Shakeel Mohamed sont visibles sur son site internet.
Concernant la demande de publication d’un communiqué formulée par l’avocat du ministre, la FCC indique qu’un communiqué va être émis après réception du rapport de l’audit indépendant, conformément à ses pouvoirs sous la Financial Crimes Commission Act.
La Commission assure que le dossier reçoit toute l’attention requise, tout en précisant que sa réponse est faite sous toutes réserves légales et sans préjudice de ses droits, et qu’elle ne constitue ni une reconnaissance de responsabilité, ni une admission d’un manquement à une obligation légale.
Par ailleurs, le député Joe Lesjongard a fait une demande au président du comité parlementaire de la FCC pour une réunion d’urgence.