L’annonce de la démission de Sir Keir Starmer de ses fonctions de Premier ministre britannique et de leader du Parti travailliste suscite des interrogations quant à l’avenir de l’Accord sur les Chagos conclu entre Maurice et le Royaume-Uni. Interrogé sur la question, le Bureau de l’Attorney General se veut toutefois rassurant : cette évolution politique à Londres ne modifie ni les droits de Maurice ni sa position sur le dossier.
Selon le Bureau de l’Attorney General, la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos ne dépend pas d’un dirigeant britannique en particulier, mais repose sur des fondements juridiques internationaux solides, notamment l’avis consultatif rendu en 2019 par la Cour internationale de Justice, qui a jugé illégale l’excision de l’archipel du territoire mauricien.
Les autorités rappellent également que les négociations entre Maurice et le Royaume-Uni se sont déroulées sous plusieurs Premiers ministres britanniques. Entamées sous Liz Truss, poursuivies sous Rishi Sunak puis conclues sous Keir Starmer, elles témoignent, selon elles, d’un engagement de l’État britannique plutôt que d’un engagement personnel ou partisan.
Le Bureau de l’Attorney General souligne par ailleurs que le Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill a déjà été adopté par la Chambre des communes, soit la chambre élue du Parlement britannique. Selon lui, les retards observés dans le processus de ratification trouvent principalement leur origine au niveau de la Chambre des lords et non dans une remise en cause de l’accord lui-même.
Si un changement de leadership au Royaume-Uni pourrait entraîner des délais supplémentaires dans le processus de ratification, Maurice estime que cela ne remet aucunement en cause l’Accord signé le 22 mai 2025. La position du gouvernement demeure inchangée : cet accord doit être ratifié dans les meilleurs délais.
Le Bureau de l’Attorney General affirme enfin que Maurice poursuivra son dialogue avec la future administration britannique dans le même esprit diplomatique et s’attend à ce que les engagements pris par le Royaume-Uni soient pleinement respectés.