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Keshinee: Le 17/04/2026 à 13:13 | MAJ à 17/04/2026 à 13:16
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IMPORTATION
Publié : Le 17/04/2026 à 13:13 | MAJ à 17/04/2026 à 13:16
Par : La Redaction

Guerres, catastrophes naturelles, volatilité des marchés mondiaux… au moindre choc international, Maurice vacille. Une réalité qui s’explique simplement : le pays dépend fortement des importations pour se nourrir.

Face à cette vulnérabilité, une voie s’impose — aussi nécessaire que complexe : avancer vers l’autosuffisance alimentaire. Un virage stratégique qui bénéficierait à la fois à l’agriculture, à l’économie nationale et au pouvoir d’achat des ménages.

Comme le souligne le Mauritius Strategic Plan for Food Crop and Livestock Sector 2024-2030, si l’île produit une grande partie de ses légumes frais, elle reste fortement dépendante des importations pour des denrées de base comme le riz, la farine de blé ou les céréales, difficiles à cultiver localement en raison de contraintes climatiques et d’espace. Cependant, produire localement implique des défis, notamment des coûts élevés et un manque de main-d’œuvre, souvent compensé par des travailleurs étrangers. Une planification stratégique est nécessaire, selon Shemida Ramdewar-Emrith, présidente de la Vegetables & Fruits Auctioneers Association.

Selon Kreepalloo Sunghoon, président de la Small Planters Association, des cultures pourraient constituer une alternative crédible aux importations, à condition de structurer des filières efficaces de production, de stockage et de transformation.

Le chemin vers l’autosuffisance alimentaire reste semé d’embûches. Maurice dispose néanmoins des ressources nécessaires pour renforcer sa souveraineté alimentaire. Mais pour y parvenir, il faudra transformer les intentions en actions concrètes, structurer les filières et investir durablement dans l’agriculture locale.