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Thomas Jadoobur: Le 22/04/2026 à 12:17 | MAJ à 22/04/2026 à 12:19
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Publié : Le 22/04/2026 à 12:17 | MAJ à 22/04/2026 à 12:19
Par : La Redaction

Une décision restée discrète prend une portée internationale. Maurice, avec les Seychelles et Madagascar, est mentionné par Taïwan pour avoir retiré une autorisation de survol accordée à l’avion du président Lai Ching-te.

Selon Taipei, ces retraits, intervenus sans préavis, ont contraint le chef de l’État taïwanais à reporter une visite officielle en Eswatini, dernier partenaire diplomatique de l’île en Afrique. Le déplacement devait notamment coïncider avec les célébrations marquant les 40 ans de règne du roi Mswati III. Taïwan sera finalement représenté par un envoyé spécial.

À Taipei, le secrétaire général de la présidence, Pan Meng-an, a évoqué des pressions exercées par la Chine, incluant des leviers économiques, pour expliquer ces décisions. Les autorités taïwanaises dénoncent une forme de « coercition » et une atteinte aux pratiques internationales en matière d’aviation et de souveraineté.

Pékin, qui considère Taïwan comme une partie de son territoire, n’a pas réagi officiellement à ces accusations. La Chine défend de longue date le principe d’« une seule Chine », selon lequel elle est l’unique représentant légitime et Taïwan en fait partie intégrante.

Sur les réseaux sociaux, Lai Ching-te a critiqué ce qu’il qualifie d’« actions de pression », estimant qu’elles posent un risque pour la stabilité régionale et l’ordre international.

Du côté mauricien, une source évoque une position constante alignée sur le principe d’une seule Chine, rappelant les relations étroites entre Port-Louis et Pékin. Les Seychelles et Madagascar ont, pour leur part, confirmé leurs décisions en invoquant leur souveraineté et leur politique de non-reconnaissance de Taïwan.