Donald Trump a de nouveau reporté la date limite qu’il avait fixée à l’Iran, affirmant que les négociations suivaient leur cours malgré l’attitude distante de Téhéran face à ses propositions pour mettre fin au conflit. Le président américain avait menacé de frapper les centrales électriques iraniennes afin de forcer la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial d’énergie. Sur son réseau Truth Social, il a indiqué qu’il suspendait toute attaque pendant dix jours, jusqu’au 6 avril, à la demande de l’Iran, et a assuré que « les discussions progressent positivement ».
Après près d’un mois de guerre au Moyen-Orient, les tensions restent vives. L’Iran refuse de céder, tandis que Washington semble privilégier des options diplomatiques pour éviter une escalade majeure. En Israël, la conduite de la guerre divise l’opinion politique. L’opposition, dirigée par Yaïr Lapid, critique la gestion du conflit, évoquant un manque de plan stratégique et un effectif militaire jugé insuffisant.
Depuis le 28 février, Israël participe aux opérations contre l’Iran aux côtés des États-Unis et mène également des frappes au Liban contre le Hezbollah. Vendredi matin, des explosions ont été entendues dans le sud de Beyrouth. Le porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin, a reconnu que des renforts étaient nécessaires sur le terrain. Ces derniers jours, les États-Unis ont intensifié leurs efforts diplomatiques pour désamorcer le conflit, tout en maintenant la pression militaire sur leurs alliés et adversaires afin de sécuriser les voies stratégiques.