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Sahil Jeemon: Le 22/04/2026 à 20:59 | MAJ à 22/04/2026 à 21:00
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Publié : Le 22/04/2026 à 20:59 | MAJ à 22/04/2026 à 21:00

Alors que les tensions militaires s’aggravent dans la région du Golfe, la situation des équipages en mer devient de plus en plus critique. 

L’International Transport Workers’ Federation (ITF) tire la sonnette d’alarme après avoir reçu environ 1 900 demandes d’assistance émanant de marins et de leurs familles, piégés dans la zone du détroit d’Ormuz depuis le déclenchement du conflit impliquant l’Iran.

Selon le syndicat international, ces travailleurs de la mer se retrouvent coincés à bord de navires exposés à une insécurité grandissante, certains au cœur même de la zone de conflit. 

Les récents incidents, incluant l’attaque et l’immobilisation de plusieurs bâtiments dans ce couloir maritime stratégique, ont encore aggravé une situation déjà explosive.

Derrière ces chiffres, l’ITF rappelle qu’il s’agit avant tout d’êtres humains. Une grande partie des requêtes concerne des litiges de salaires et de droits contractuels, tandis qu’environ 20 % des demandes portent sur des opérations de rapatriement. 

D’autres alertes, plus alarmantes encore, signalent des navires confrontés à des pénuries de vivres, d’eau ou de carburant.

Face à cette crise, l’organisation affirme avoir déjà facilité le retour de 450 marins vers leurs pays d’origine. Mais sur le terrain, la détresse demeure palpable, avec près de 20 000 marins estimés bloqués dans la région.

Dans ce contexte tendu, les autorités iraniennes ont annoncé la saisie de deux navires dans le détroit stratégique, tandis qu’un troisième aurait été neutralisé au large de ses côtes, selon des sources officielles relayées localement. 

Ces développements renforcent les inquiétudes autour de la sécurité du trafic maritime international.

Le secrétaire général de l’ITF a rappelé avec fermeté que les marins ne sont en aucun cas des acteurs du conflit. 

Ils subissent, selon lui, les conséquences directes d’une guerre qui les dépasse totalement, utilisés malgré eux comme leviers dans un affrontement géopolitique qui ne relève ni de leur responsabilité ni de leur contrôle.

Alors que le détroit d’Ormuz reste un point névralgique du commerce mondial, la détresse silencieuse des équipages en mer met en lumière une réalité souvent invisible : celle d’hommes et de femmes prit au piège d’un conflit dont ils sont les premières victimes collatérales.